La première franchise de cabinets d’expertise

CAPLANLa première franchise de cabinets d’expertise

Didier CAPLAN répond dans un entretien avec le magazine Actuel Expert Comptable concernant son projet de franchise dans la Profession Comptable.

Il y défend un certain nombre d’idées plutôt intéressantes au nombre desquelles :

  1. Les petits cabinets n’ont pas les moyens d’apparaître bien classés dans les premières pages de Google (voire la toute première) : or l’Internet devient prédominant dans la recherche des prospects et leur captation. Nous développerons cette idée à l’approche du congrès avec une solution très originale et quasi gratuite ;
  2. Ils ont donc besoin d’outils de communication autant que d’outils de production et Compta.com se fait fort de leur fournir les deux ;
  3. Les cabinets adhérents conservent leur indépendance sur leurs travaux avec les clients ;
  4. Ils bénéficient des outils de scanérisation et d’OCR : Didier CAPLAN indique très justement que l’OCR n’est pas un outil d’automatisation comptable mais un outil de confort notamment en révision. Donc pas un outil de productivité ;
  5. Compta.com indique fournir un workflow décisionnel dans le logiciel de production ce qui est extrêmement original et quasi inédit dans les logiciels actuels. L’idée étant de décomposer les processus de production et le chaînage des tâches du processus entre les intervenants sur la mission. Par contre, nous divergeons ici d’avec M. CAPLAN : pour nous, les TPE (la plupart des cabinets en sont) ont autant besoin de ce type d’organisation que des PME ou des grandes entreprises ! Cela va même plus loin : nous estimons que les cabinets modestes courent un grand danger à ne pas avoir de workflow car leur productivité est probablement réduite de moitié de ce fait. Comment pourrons-t-ils lutter à armes égales sur le plan des honoraires s’ils négligent cette dimension ?
  6. Didier CAPLAN estime être moins cher sur des dossiers de TPE que des prestataires indiens : avec une excellente organisation, c’est tout-à-fait possible et l’on voit bien que dans d’autres secteurs, un phénomène de relocalisation voit le jour de plus en plus ;
  7. Il souhaite privilégier la relation « physique » avec ses clients, réservant les outils de contact distant à certaines catégories de clients ;
  8. Enfin, Compta.com indique proposer une obligations de résultats, pas de moyens, sécurisant par exemple l’informatique et les données des cabinets franchisés ;
  9. Didier CAPLAN met en exergue le risque d’ubérisation des cabinets comptables par de nouveaux intervenants comme Intuit (avec QuickBooks), ce dont nous avions parlé dans un précédent article.

CabinetCette stratégie qui cible les petites structures est tout-à-fait digne d’intérêt, face à un triple phénomène :

  1. un sur-investissement malencontreux dans les outils de dématérialisation mal positionnés et mal déployés qui ne produiront quasiment aucun effet en termes de productivité, sauf une charge très sûrement ;
  2. charge renforcée par les coûts informatiques croissants (le cloud n’y est pas étranger) ;
  3. un attentisme de la plupart de ces cabinets quant à leur optimisation productive alors que c’est là que résident les vrais gains de productivité qui permettront une pérennité.

Télécharger l’interview complète d’Actuel Expert Comptable.

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