Qui veut vraiment finir sa période fiscale plus tôt ?

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Qui veut vraiment finir sa période fiscale plus tôt ?

Une poignée seulement de cabinets termine sa période fiscale aux alentours du 31 mars : 5 raisons expliquent ce phénomène

Est-ce une absence de volonté réelle de la part des dirigeants de cabinets ? Chacun examinera en conscience les efforts qu’il fait à la lueur des explications ci-dessous.

Car ces raisons ont toutes trait à des causes maîtrisables par les cabinets et voici ce que nous analysons sur le terrain :

  1. Moins de 1% des cabinets fixent tous leurs rendez-vous de bilans avec leurs clients longtemps à l’avance : c’est pourtant la seule méthode pour sortir plus vite de la période fiscale, et ceci via une rétroplanification de tous les intervenants avec surveillance des dates jalons et pilotage précis des délais de chaque intervenant dans la chaîne ;
  2. Moins de 5% des cabinets ont un planning de charge pour valider la faisabilité de ces rendez-vous fixés un mois plus tôt : de plus, ces plannings de charge sont souvent construits sous Excel avec beaucoup de temps passé et l’impossibilité d’une mise à jour dynamique au fil du temps ;
  3. Moins de 10% des cabinets remettent en cause les temps passé n-1 pour construire les budgets n : ceci empêche de construire une planification plus serrée mais totalement réaliste, car évitant les dérives des collaborateurs qui s’étalent dans le temps ;
  4. Moins de 1% ont une saisie des temps assistée (procurant le budget de temps par tâche à produire) : cette méconnaissance ne donne aucune ligne de conduite au collaborateur qui, en toute bonne foi, ne connait pas la règle du jeu temporelle ;
  5. Peu de cabinets remettent réellement en cause leurs vieilles méthodes d’organisation : ils préfèrent s’en remettre à l’illusion des nouveaux outils de production dématérialisée, dont le résultat espéré est lourdement contredit par tous les chiffres les plus récents de gain de productivité qui partent à la trappe.

L’illusion des gains via la dématérialisation

Ceci a deux explications principales :

  • Seuls les ressources humaines qui sont des « goulots d’étranglement » à un instant t doivent être optimisées par des outils : ce n’est pas le cas aujourd’hui. Les outils sont disséminés dans le cabinet sans analyse précise de ces goulots du fait de l’absence de planning de charge indiquée plus haut. Ainsi, les quelques gains obtenus sur ces ressources non goulot, se reperdent dans la boîte noire productive du cabinet.
  • De plus, les rares gains de productivité obtenus (exprimés en volume) sont plus que reperdus (en valeur) par la baisse des honoraires qui est accélérée par la robotisation des missions basiques et la pression du marché.

Nous vivons donc dans un paradoxe total dans lequel les cabinets courent après l’illusion de la toute puissance des outils et, ce faisant, scient la branche sur laquelle ils sont assis car ils redonnent leurs gains (et plus !) au marché : ceci expliquant la perte tendancielle de rentabilité de la profession comptable dans son ensemble.

En effet, le défaut d’organisation empêche de libérer du temps pour la stratégie et pour le conseil à valeur ajoutée.

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